La mise en œuvre de mesures en faveur du pouvoir d'achat - heures supplémentaires détaxées, rachat des RTT et aujourd'hui ce nouveau crédit d'impôt pour les entreprises signant des accords d'intéressement aux bénéfices ou augmentant les primes distribuées - témoigne encore une fois de sa volonté d'être fidèle aux promesses qu'il a faites pendant la campagne électorale.
Permettre aux entreprises de verser d'ici au 30 septembre 2009 une prime exceptionnelle d'intéressement exonérée de cotisations de sécurité sociale et plafonnée à 1.500 euros par salarié est une avancée exceptionnelle en matière d'économie.
Cela est une chance formidable en faveur de la réconciliation de classe et de refus du conflit social qui comme nous le savons désormais est bien plus destructeur que profitable pour tous les acteurs sociaux et économiques de ce pays. Soyons tous favorables pour le rassemblement et le dépassement du principe même de classe. Notre pays ne s'y portera que mieux. Comme le disait l'économiste Thomas ¨Philippon, c'est bien des relations sociales difficiles qui entrainent près de 80% de notre chomage et une bonne partie de nos maux sociaux et économiques.
Cela revient à responsabiliser chaque acteur de l'entreprise. Salariés d'un côté qui seront impliqués dans la gestion de l'entreprise et seront d'autant plus impliqués dans le projet d'entreprise. Chefs d'entreprises et managers qui devront mettre les questions sociales et la négociation sociale au devant de leur politique de développement.
Martelé par le Président de la République pendant sa campagne présidentielle, le fait d'amorcer enfin le lien entre le travail des salariés pour le succès de l'entreprise et l'augmentation du salaire est une révolution dans l'état d'esprit indispensable au succès des réformes et notamment à l'augmentation du pouvoir d'achat.
Antoine.