IL faut bien dire que l'immobilisme presque total de l'ancienne municipalité sur le plan économique a contribué à la persistance d'une situation économique difficile, avec 13,3 % de chômeurs dans l'arrondissement - le pire taux dans la région - et la démographie en recul net.
Car c'est bien sur les thématiques économiques que le maire de Calais entend porter l'effort. Il faut dire que la ville dispose d'atouts uniques à l'échelle française : 30 millions de voyageurs à fort pouvoir d'achat franchissent la Manche chaque année, l'agglomération dispose de grandes capacités foncières, l'autoroute littorale A16 mise en service il y a quelques années a désenclavé le territoire, tandis que l'Eurostar dessert Londres trois fois par jour.
Alors que les relations étaient très dégradées entre l'ancienne municipalité et la CCI, concessionnaire du port, Natacha Bouchart a depuis largement rapproché mairie et CCI grâce à des réunions à l'Hotel de Ville entre les 2 entités.Le redressement économique est la priorité absolue de la nouvelle équipe. L'agence de promotion et de développement éconnomique, que présidera le maire de Calais et qui regroupera tous les services de la ville et des élus, pourrait mobiliser un budget de 2,5 millions d'euros par an. Pour le moment, la ville y contribuera à hauteur de 500 000 euros, tandis que la CAC et la CCI y mettront chacun 300 000 euros. Par ailleurs, Natacha Bouchart a depuis le début de son mandat rencontrer un certain nombre de chefs d'netreprises (Eurotunnel, Tioxide, ..) et les porteurs du gros projet de Victory Park afin de les inclure largement dans le projet de développement économique de l'agglomération du Calaisis. "La ville ouvre ses bras aux investisseurs ".
Concernant le projet de l'hopital, la commission technique nationale se réunira la semaine prochaine et il y a de bonnes chances selon Natacha Bouchart que le projet calaisien soit accepté.
Seul couac, le budget de la mairie, qui voit venir des "bombes à retardement". Ainsi, la ville de Calais va devoir sortir le chéquier après le conflit entre l'URSSAF et la CCAS. Celui-ci étant en faute sur plusieurs années jusqu'en 2006 (sous mandature communiste...). Ce n'est pas moins d'un million d'euros que la Ville doit à l'URSSAF. Merci qui? Merci Jacky!
Antoine.