Concernant le conseil d'administration, elle devra diminuer le nombre de personnes y siégeant ainsi que la possibilité à des personnes extérieurs de l'entreprise, d'anciens étudiants ou des représentants de la région par exemple d'intégrer ce conseil d'administration, choisis par le président de l'université. A noter simplement que les étudiants continueront d'avoir des représentants au sein de ces conseils. Cette loi crée d'autres organes par aillaurs visant à faciliter la gestion de ces universités.
Ici une chose à constater: Primo, dans le conseil d'administration, le monde de l'entreprise aura sa place mais les chefs d'entreprise ne seront pas les seuls intervenants. Sur une dizaine de personnes extérieurs, la loi prévoit au moins un chef d'entreprise, une personne issue du monde social associatif et aussi 3 personnes des collectivités locales. Sur un conseil d'administration, on a donc au "pire" 5 à 6 personnes de l'entreprise. Sur 30, le ratio reste faible. Secondo, les fonds privés ne représenteront pas la majorité des fonds de l'universités. L'Etat ne se désengage pas et continue de distribuer massivement des fonds publics. Le recteur continue de contrôler tous les actes de l'université.
En somme, il n'y a aucune privatisation.
Le président de l 'université voit ses pouvoirs acccrus. Il sera élu par la majorité absolue et non les 2 tiers comme avant du conseil d'administration, il dirigera le conseil d'administration ainsi que tous les organismes de l'université et devra porter un projet de développement de l'établissement. Enfin, il rendra des comptes chaque année via un rapport d'activité.
D'autres critiquent les pouvoirs accrus du président de l'université. C'est un choix mais il faut nuancer
-->Il reste élu par le conseil dadministration et par conséquent il a tout intérêt à présenter un projet cohérent pour l'Université
--> Chaque année le président de l'université devra rendre un rapport d'activité
--> Le controle du recteur s'effectuera sur les actres du président.
--> Les étudiants voir les autres membres du conseil d'administration pourront signer les actes, sous autorisation bien sur, habituellement signés par le président de l'université.
En quoi ce pouvoir accru peut il être source d'effets négatifs? Il n'y a pas à s'inquiéter outre mesure.
De nouvelles responsabilités sont données aux universités. Elles devront raccourcir les délais de recrutement d'enseignants chercheurs et pourront signer des contrats avec ceux ci, auront dorénavant un rôle de conseiller d'orientation et d'information plus actif envers le lycéen en rapport avec la situation des entreprises locales et surtout l'université aura sa propre autonomie de gestion budgétaire, des primes ou encore carrières de son personnel.
L'université pourra par ailleurs ouvrir et supprimer des filières comme elle le souhaite en fonction des besoins. Elle devra de plus chercher à terme à s'adapter au marché du travail et pourra professionaliser les filières.
Enfin des "fondations" sont crées dans le but de recevoir et gérer les fonds privés.
Qui dit autonomie des universités dit en contrepartie un véritable contrôle de légalité des actes de l'université par l'Etat via les recteurs. Les frais d'inscription restent maitrisés par l'Etat.
Se développera la possibilité d'un tutorat d'étudiants à étudiants et un vice président étudiant sera élu et sera en charge de la vie universitaire notamment.
A côté, on peut voir ici une procédure de pré inscription pour l'étudiant lui permettant d'avoir encore le choix, les étudiants voient leur situation favoriser au sein de l'université via la possibilité dorénavant d'avoir des suppléants au conseil d'administration ainsi que la délégation de signature du président de l'université pour certains actes offerts aux représentant étudiants notamment.
Élargissement du champ d'intervention du CEVU (Conseil des études et de la vie universitaire) à l'évaluation des enseignements et élection dans ce conseil d'un vice-président en charge de la vie étudiante en lien avec les CROUS: En somme, on fait intevenir davantage les étudiants dans la gestion de leur université! Ou est le mal?


